Les beaux textes
Posté le 01.04.2007 par duboutdeslevres
C'EST TOUJOURS LA PREMIERE FOIS
Enfin enfin je te retrouve
Toi qui n'avais jamais été
Qu'absente comme jeune louve
Ou l'eau dormante au fond des douves
S'échappant au soleil d'été
Tu peux m'ouvrir cent fois les bras
C'est toujours la première fois
Absente comme souveraine
Qu'on voit entre deux haies passer
O toi si proche et si lointaine
Dès que l'amour file sa laine
Entre nos doigts désaccordés
Tu peux m'ouvrir cent fois les bras
C'est toujours la première fois
La faim de toi qui me dévore
Me fait plier genoux et bras
Je n'aurais pas assez d'amphore
Ni de mots encore et encore
Pour y mettre son terme bas
Tu peux m'ouvrir cent fois les bras
C'est toujours la première fois
La soif de toi par quoi je tremble
Ma lèvre à jamais desséchée
Mon amour qu'est-ce qu'il t'en semble
Est-ce de vivre ou non ensemble
Qui pourra m'en désaltérer
Tu peux m'ouvrir cent fois les bras
C'est toujours la première fois
L'amour de toi par quoi j'existe
N'a pas d'autre réalité
Je ne suis qu'un nom de ta liste
Un pas que le vent sur la piste
Efface avant d'avoir été
Tu peux m'ouvrir cent fois les bras
C'est toujours la première fois
paroles et musique : Jean FERRAT
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Posté le 20.12.2007 par duboutdeslevres
Je disais qu'elle n'était pas née
Celle qui pourrait m'enchaîner
Au fond de sa cage dorée
C'est moi qui ai tendu les mains
Quand les menottes du destin
Ont fait de moi son prisonnier
Et je l'aime à perpétuité
C'est elle qui m'a condamné
Mais on ne choisit pas
Je suis un fou un aliéné
On devrait me faire enfermer
Mais on ne choisit pas
On ne choisit pas
Mais qui pourra donc secourir
Celui qui ne veut pas guérir ?
Je suis malade d'être amoureux
Et pour un seul de ses sourires
Je suis prêt à vivre le pire
Mais c'est le meilleur que je veux
A perpétuité
Et je l'aime à perpétuité
C'est elle qui m'a condamné
Mais on ne choisit pas
Je suis un fou un aliéné
On devrait me faire enfermer
Mais on ne choisit pas
On ne choisit pas
J'ai beau ne pas croire aux sorcières
On m'avait dit que sur la terre
L'amour blanchirait mes cheveux
Lorsque je regarde en arrière
Le hasard me brise les nerfs
Et ce soir je passe aux aveux
Oui je l'aime à perpétuité
C'est elle qui m'a condamné
Mais on ne choisit pas
Je suis un fou un aliéné
On devrait me faire enfermer
Mais on ne choisit pas
On ne choisit pas
Un superbe texte de Pierre BACHELET dédié à mes parents.
Posté le 03.03.2007 par duboutdeslevres
Au coeur de la nuit
J'ai le souvenir d'une nuit,
Une nuit de mon enfance
Toute pareille à celle-ci,
Une longue nuit de silence.
Moi qui ne me souviens jamais
Du passé qui m'importune,
C'est drôle, j'ai gardé le secret
De cette longue nuit sans lune.
J'ai le souvenir d'une nuit,
D'une nuit de mon enfance,
Toute pareille à celle-ci,
Une longue nuit de silence.
Soudain, je me suis réveillée.
Il y avait une présence.
Soudain, je me suis réveillée
Dans une demi somnolence.
C'était au dehors. On parlait,
A voix basse, comme un murmure,
Comme un sanglot étouffé,
Au dehors, j' en étais sûre.
J' ai le souvenir d'une nuit,
D'une nuit de mon enfance
Toute pareille à celle-ci,
Une longue nuit de silence.
J'allais, à demi éveillée,
Guidée par l'étrange murmure.
J'allais, à demi éveillée,
Suivant une allée obscure.
Il y eut, je me le rapelle,
Surgissant de l'allée obscure,
Il y eut un bruissement d'ailes
Là, tout contre ma figure.
C'était au cœur de la nuit.
C'était une forêt profonde.
C'était là, comme cette nuit,
Un bruit sourd venant d'outre-tombe.
Qui es-tu pour me revenir ?
Quel est donc le mal qui t'enchaîne ?
Qui es-tu pour me revenir
Et veux-tu que, vers toi, je vienne ?
S' il le faut, j'irais encore
Tant et tant de nuits profondes,
Sans jamais revoir l'aurore,
Sans jamais revoir le monde
Pour qu'enfin tu puisses dormir,
Pour qu'enfin ton cœur se repose,
Que tu finisses de mourir
Sous tes paupières déjà closes.
J'ai le souvenir d'une nuit,
Une nuit de mon enfance,
Toute pareille à celle-ci
Froide et lourde de silence...
Posté le 07.05.2007 par duboutdeslevres
AUSSI LIBRE QUE MOI
Tu peux venir te poser sur moi
Je ne veux rien t'imposer
Reste aussi longtemps que tu voudras
Si le voyage à mes côtés
Peut simplement te garder
Aussi libre que moi
Aussi libre que moi
Aussi libre qu'on soit
Si tu es comme je crois
Aussi libre que moi
N'ai pas à craindre de me bouleverser
Ce qui pourrait arriver
Je te laisserai sur ma peau
Te tatouer
À mon anneau t'accrocher
Et sans barreau te garder
Aussi libre que moi
Aussi libre que moi
Aussi libre qu'on soit
Si tu es comme je crois
Aussi libre que moi
Ne résiste pas à cette envie
Viens contre tout, contre moi
T'engager comme avec toi je le suis
Sans garde fou et rester
J'ai fais le voeux de te garder
Aussi libre que moi
Si tu es comme je crois
Aussi libre que moi
Aussi libre que moi
Aussi libre que moi
Aussi libre qu'on soit
Si tu es comme je crois
Aussi libre que moi
Aussi libre que moi
Aussi libre que moi
Posté le 10.03.2007 par duboutdeslevres
COMÉDIEN OUBLIÉ
Je sens comme un fardeau
Le long de mes nuits blanches
Et je fais le gros dos
Ma vie est bien figée
Dans l’attente intacte
De la fin de l’entracte
Je suis comédien oublié
J’écoute passer les pantins
Dans le quartier
La comédie a des ratés
J’ai même plus un strapontin
Où me poser
Sous les clameurs c’était l’orgie
Je me sentais pousser des ailes
Dans les soirées
La comédie est bien finie
Il s’est vidé le carrousel
De mes idées
Comédien oublié
En attendant la fin
Je regarde le matin
Enrobé de ma haine
À travers les persiennes
Je suis comédien oublié
Dans le théâtre de mon lit
Je suis flétri
La comédie a des ratés
Tout le long de mes insomnies
De mon ennui
En moi ce n’est pas du ciné
Je vais partir sans Dulcinée
Et sans ami
La comédie est bien finie
Tous mes rappels se sont fanés
Je vais crevé
Comédien oublié
En attendant la fin
Je regarde le matin
Enrobé de ma haine
À travers les persiennes
Mes planches sont brûlées
Alors je fais la planche
Avant de me noyer
Ma vie passe à côté
Et sans laisser de trace
Se termine en impasse
Sous les clameurs c’était l’orgie
Je me sentais pousser des ailes
Dans les soirées
La comédie est bien finie
Il s’est vidé le carrousel
De mes idées
Comédien oublié
En attendant la fin
Je regarde le matin
Enrobé de ma haine
À travers les persiennes
Comédien oublié
En attendant la fin
Je regarde le matin
Enrobé de ma haine
À travers les persiennes
Comédien oublié
musique
Claude ARGELES
courriel
claude-argeles@wanadoo.fr
site
http://claude.argeles.free.fr
paroles
Bernard PICHARDIE
http://www.pichardie.com
http://chantsongs.hitmuse.com
chanson déposée à la SACEM
no 2015494911
Avec l'aimable autorisation de Bernard PICHARDIE. Merci Bernard !
Posté le 03.03.2007 par duboutdeslevres
Elle est d'ailleurs
Elle a de ces lumières au fond des yeux
Qui rendent aveugles ou amoureux
Elle a des gestes de parfum
Qui rendent bête ou rendent chien
Et si lointaine dans son cœur
Pour moi c'est sûr, elle est d'ailleurs
Elle a de ces manières de ne rien dire
Qui parlent au bout des souvenirs
Cette manière de traverser
Quand elle s'en va chez le boucher
Quand elle arrive à ma hauteur
Pour moi c'est sûr, elle est d'ailleurs
Et moi je suis tombé en esclavage
De ce sourire, de ce visage
Et je lui dis emmène moi
Et moi je suis prêt à tous les sillages
Vers d'autres lieux, d'autres rivages
Mais elle passe et ne répond pas
Les mots pour elle sont sans valeur
Pour moi c'est sûr, elle est d'ailleurs
Elle a de ces longues mains de dentellière
A damner l'âme d'un Werner
Cette silhouette vénitienne
Quand elle se penche à ses persiennes
Ce geste je le sais par cœur
Pour moi c'est sûr, elle est d'ailleurs
Et moi je suis tombé en esclavage
De ce sourire, de ce visage
Et je lui dis emmène moi
Et moi je suis prêt à tous les sillages
Vers d'autres lieux, d'autres rivages
Mais elle passe et ne répond pas
L'amour pour elle est sans valeur
Pour moi c'est sûr, elle est d'ailleurs
Et moi je suis tombé en esclavage
De ce sourire, de ce visage
Et je lui dis emmène moi
Et moi je suis prêt à tous les sillages
Vers d'autres lieux, d'autres rivages
Mais elle passe et ne répond pas
Je dédie ce texte à mon amie Virgo qui, elle aussi, "a des ces lumières au fond de ses grands yeux bleus".
Posté le 16.01.2007 par duboutdeslevres
Du bout des lèvres
Dites-le-moi du bout des lèvres.
Moi, je l'entends du bout du cœur.
Moins fort, calmez donc cette fièvre.
Oui, j'écoute.
Oh, dites-le-moi doucement.
Murmurez-le-moi simplement.
Je vous écouterais bien mieux
Sans doute
Si vous parlez du bout des lèvres.
J'entends très bien du bout du cœur
Et je peux continuer mon rêve,
Mon rêve.
Que l'amour soit à mon oreille,
Doux comme le chant des abeilles,
En été, un jour, au soleil,
Au soleil.
Regarde, dans le soir qui se penche
Là-bas, le voilier qui balance.
Qu'elle est jolie, sa voile blanche
Qui danse.
Je vous le dis du bout des lèvres :
Vous m'agacez du bout du cœur.
Vos cris me dérangent, je rêve,
Je rêve.
Venez donc me parler d'amour
A voix basse, dans ce contre-jour
Et faites-moi, je vous en prie,
Silence.
Prenons plutôt le soir qui penche,
Là-bas, ce voilier qui balance.
Qu'elle est jolie, sa voile blanche
Qui danse.
Je vous dirai du bout des lèvres :
"Je vous aime du bout du cœur."
Et nous pourrons vivre mon rêve
Mon rêve...
Merci à Barbara qui m'a permis sans le savoir de "vivre mon rêve" et d'entrer en écriture.
Posté le 07.05.2007 par duboutdeslevres
fais-moi une place
Fais-moi une place
Au fond d'ta bulle
Et si j't'agace
Si j'suis trop nul
Je deviendrai
Tout pâle, tout muet, sans vie
Pour qu'tu m'oublies
Fais-moi une place
Au fond d'ton coeur
Pour que j't'embrasse
Lorsque tu pleures
Je deviendrai
Tout fou, tout clown, gentil
Pour qu'tu souries
J'veux q't'aies jamais mal
Qu't'aies jamais froid
Et tout m'est égal
Tout : à part toi
Je t'aime
Fais-moi une place
Dans ton avenir
Pour que j'ressasse
Moins mes souvenirs
J'aurai jamais
Mon air éteint, hautain
Pour qu'tu soies bien
Fais-moi une place
Dans tes urgences
Dans tes audaces
Dans ta confiance
Je s'rai jamais
Distant, distrait, cruel
Pour qu't'aies disert
J'veux pas q'tu t'ennuies
J'veux pas q't'aies peur
J'voudrais q'tu oublies
L'goût du malheur
Je t'aime
Une petite place
Ici, maintenant
Car le temps passe
A pas d'géant
Je me ferai
Toute neuve, toute belle, tout ça...
Pour être à toi
Je me ferai
Toute neuve, toute belle, tout ça...
Pour être à toi
Posté le 03.02.2007 par duboutdeslevres
Je me suis réveillé
D'un long sommeil hautbois dormant
Pour te trouver
J'ai traversé la nuit des temps
Et si j'étais
Resté cet enfant d'autrefois
Je n'aurais jamais su pourquoi
Jamais jamais jamais
Pourquoi c'était si lourd d'être ici bas
Et chaque été
Le soleil glacé par le vent
J'aurais croisé
De longs silences lancinants
Et si j'étais
Resté cet enfant d'autrefois
Je n'aurais jamais eu de joie
Jamais jamais jamais
Je n'aurais vu le jour comme je te vois
Je me suis réveillé
D'un long sommeil hautbois dormant
J'avais rêvé
De n'être plus qu'un ange blanc
Et si j'étais
Resté cet enfant d'autrefois
Que jamais tu ne connaîtras
Jamais jamais jamais
Je n'aurais eu d'amour
Je serai seul
Jamais je n'aurai eu d'amour
Je serai sans toi
un peu fleur bleue, j'aime ce texte de chanson (interprétée par les Charts qui en ont composé la musique) déclaration d'amour donc mise à nue avec des mots simples mais qui résonnent.
Posté le 20.12.2007 par duboutdeslevres
Il n'y a pas de nom (pour le repos de son âme)
Il n'y a pas de nom sur cette croix rouillée
Plantée dans le fourreau du ventre de la terre,
Au fond d'un cimetière abandonné
Qui est né, qui est mort, qui dort sous cette croix ?
Quel sort l'a condamné sans regret ni remords
Au secret de l'anonymat ?
Depuis combien d'années personne n'est venu
Rendre un dernier salut, fleurir d'une pensée
Celui ou celle qui n'est plus ?
Dans le désert de la solitude d'où jamais personne ne revient
Réclamer à l'ingratitude la maigre part du respect qu'on lui doit,
Rien qu'une prière pour le repos de son âme.
La vie, l'amour, la mort sont filles du néant
Que le vent de l'histoire balaie d'un courant d'air
Dans les couloirs de l'infini
Dans le désert de la solitude d'où jamais nul ne revient
Témoigner de l'ingratitude qui l'a abandonné au seuil du tombeau
Sans une prière pour le repos de son âme.
Car seuls les oubliés sont définitivement morts ...