Posté le 11.05.2007 par duboutdeslevres
MA FILLE
Ma fille, mon enfant
Je vois venir le temps
Où tu vas me quitter
Pour changer de saison
Pour changer de maison
Pour changer d'habitudes
J'y pense chaque soir
En guettant du regard
Ton enfance qui joue
A rompre les amarres
Et me laisse le goût
D'un accord de guitare
Tu as tant voyagé
Et moi de mon côté
J'étais souvent parti
Des Indes à l'Angleterre
On a couru la Terre
Et pas toujours ensemble
Mais à chaque retour
Nos mains se rejoignaient
Sur le dos de velours
D'un chien qui nous aimait
C'était notre façon
D'être bons compagnons
Mon enfant, mon petit
Bonne route... Bonne route
Tu prends le train pour la vie
Et ton cœur va changer de pays
Ma fille, tu as vingt ans
Et j'attends le moment
Du premier rendez-vous
Que tu me donneras
Chez toi ou bien chez moi
Ou sur une terrasse
Où nous évoquerons
Un rire au coin des yeux
Le chat ou le poisson
Qui partageaient nos jeux
Où nous épellerons
Les années de ton nom
A vivre sous mon toit
Il me semble parfois
Que je t'avais perdue
Je vais te retrouver
Je vais me retrouver
Dans chacun de tes gestes
On s'est quittés parents
On se retrouve amis
Ce sera mieux qu'avant
Je n'aurai pas vieilli
Je viendrai simplement
Partager tes vingt ans
Mon enfant, mon petit
Bonne route... Bonne route
Sur le chemin de la vie
Nos deux cœurs vont changer de pays
--
Posté le 11.05.2007 par duboutdeslevres
"La femme a une puissance singulière qui se compose de la réalité de la force et de l'apparence de la faiblesse."
Victor Hugo
Posté le 10.05.2007 par duboutdeslevres
SI MORT A MORS
Si les matins de grisaille se teintent
S'ils ont couleur en la nuit qui s'éteint
Viendront d'opales lendemains
Reviendront des siècles d'or cent fois mille et mille aurores encore.
Si mort à mors duchesse, noble Dame
S'il n'en sera plus que poudre de corps
Dorme son cœur bordé d'or
Reviendront les siècles d'or cent fois mille et mille aurores encore.
Si moribonds sont les rois en ripaille
Si leurs prisons sont des cages sans fond
Viennent l'heure des évasions
Reviennent des siècles d'or cent fois mille et mille aurores encore
Si mort à mors duchesse, noble Dame
S'il n'en sera plus que poudre de corps
Dorme son cœur bordé d'or
Reviendront les siècles d'or cent fois mille et mille aurores encore.
Posté le 10.05.2007 par duboutdeslevres
----> marcher sur le sable
Posté le 10.05.2007 par duboutdeslevres
"La séduction suprême n'est pas d'exprimer ses sentiments. C'est de les faire soupçonner."
Jules Barbey d’Aurevilly
Posté le 07.05.2007 par duboutdeslevres
AUSSI LIBRE QUE MOI
Tu peux venir te poser sur moi
Je ne veux rien t'imposer
Reste aussi longtemps que tu voudras
Si le voyage à mes côtés
Peut simplement te garder
Aussi libre que moi
Aussi libre que moi
Aussi libre qu'on soit
Si tu es comme je crois
Aussi libre que moi
N'ai pas à craindre de me bouleverser
Ce qui pourrait arriver
Je te laisserai sur ma peau
Te tatouer
À mon anneau t'accrocher
Et sans barreau te garder
Aussi libre que moi
Aussi libre que moi
Aussi libre qu'on soit
Si tu es comme je crois
Aussi libre que moi
Ne résiste pas à cette envie
Viens contre tout, contre moi
T'engager comme avec toi je le suis
Sans garde fou et rester
J'ai fais le voeux de te garder
Aussi libre que moi
Si tu es comme je crois
Aussi libre que moi
Aussi libre que moi
Aussi libre que moi
Aussi libre qu'on soit
Si tu es comme je crois
Aussi libre que moi
Aussi libre que moi
Aussi libre que moi
Posté le 07.05.2007 par duboutdeslevres
fais-moi une place
Fais-moi une place
Au fond d'ta bulle
Et si j't'agace
Si j'suis trop nul
Je deviendrai
Tout pâle, tout muet, sans vie
Pour qu'tu m'oublies
Fais-moi une place
Au fond d'ton coeur
Pour que j't'embrasse
Lorsque tu pleures
Je deviendrai
Tout fou, tout clown, gentil
Pour qu'tu souries
J'veux q't'aies jamais mal
Qu't'aies jamais froid
Et tout m'est égal
Tout : à part toi
Je t'aime
Fais-moi une place
Dans ton avenir
Pour que j'ressasse
Moins mes souvenirs
J'aurai jamais
Mon air éteint, hautain
Pour qu'tu soies bien
Fais-moi une place
Dans tes urgences
Dans tes audaces
Dans ta confiance
Je s'rai jamais
Distant, distrait, cruel
Pour qu't'aies disert
J'veux pas q'tu t'ennuies
J'veux pas q't'aies peur
J'voudrais q'tu oublies
L'goût du malheur
Je t'aime
Une petite place
Ici, maintenant
Car le temps passe
A pas d'géant
Je me ferai
Toute neuve, toute belle, tout ça...
Pour être à toi
Je me ferai
Toute neuve, toute belle, tout ça...
Pour être à toi
Posté le 07.05.2007 par duboutdeslevres
Un peu de sable dans les yeux
Et le regard qui vire au Nord.
Les blancs frimas de trop d’adieux
ton absence
Font qu'une larme y tremble encor
Le feu qui gronde sous la peau
Le tintamarre du silence
Ne font pas taire le ruisseau
Du sang qui bat avec violence.
L’aube a blanchi les plis des draps
Ton oreiller me parait flou
Si ton parfum est toujours là
N’est plus l’empreinte de ton cou..
Anita
Posté le 07.05.2007 par duboutdeslevres
"Qui n'a pas connu l'absence ne sait rien de l'amour."
Christian Bobin
Posté le 03.05.2007 par duboutdeslevres
"La cuisine, c'est comme l'amour, on y pénètre avec abandon ou pas du tout."
Harriet Van Horne